Un manège avec un rare bestiaire

Logo Publico le 1 mai 2009 - Andrea Cunha Freitas

Plus qu’une « corrida », mieux qu’un voyage. Il n’y a ici ni girafes, ni petits chevaux ou chaises qui tournoient avec seulement des enfants à bord. Il y a trois buffles géants, quatre insectes grimpants, dix insectes sur rails et trois têtes de poisson, entre autres créatures de ce manège pour petits et grands.

Créé pour être l’ambassadeur du centre de la ville nouvelle de Sénart, dans la banlieue de Paris, le manège français parcours le monde et est actuellement sur les bords du fleuve à Portimão jusqu’au 3 mai. L’histoire est simple. La nouvelle ville voulait doter son centre d’une œuvre unique.

François Delarozière, inventeur et constructeur d’objets en mouvement et d’architectures vivantes et la compagnie La Machine, ont relevé le défi. Il a décidé d’évoquer « le bestiaire singulier de la région de Sénart ». Il s’est laissé emporté par « ses rêves éveillés et ses souvenirs d’enfance en terres agricoles », comme le confie au journal Le Monde, François Delarozière, décrit comme le concepteur d’un manège des utopies, semblable à un chapiteau de foire hallucinant. François Delarozière a voulu créer une œuvre capable de fédérer les habitants, de Sénart en premier lieu et maintenant d’autres villes, dans un voyage plein « de singularité, de créativité et de fête ».

Chaque créature a été faite sur mesure pendant dix mois dans les ateliers de société La Machine, à Nantes, par une équipe de plus de 50 personnes, qui incluaient des artistes, sculpteurs en bois, ingénieurs et spécialistes en électromécanique et hydraulique, entre autres. Une tâche délicate de confection de pièces qui auront comme spécificité de pouvoir être manipuler par les personnes qui embarquerons pour ce voyage.

En effet, adultes et enfants peuvent actionner certains membres des « animaux ». « Ce sont comme d’énormes marionnettes, dont nous pouvons manipuler les oreilles, les yeux, les jambes, les queues… comme un petit théâtre animé », explique au journal Publico Jean Michel Puiffe, l’un des directeur du Manège Carré Sénart. « Nous avons voulu donner une raison aux cent mille habitants de Sénart d’être très fiers de leur ville. Un objet qui fasse rêver et dont ils puissent profiter ensemble, mais aussi un ambassadeur qui voyagerait de par le monde ».

La structure, qui a coûté plus d’un million d’euros, à des proportions considérables : 18 mètres de large pour une surface de 300 mètre carrés et un poids de 40 tonnes. Le Manège Carré Sénart est depuis 4 avril à Portimão, après être passé par Madrid (Espagne) et partira le 3 mai pour Anvers (Belgique), puis Londres, Paris, etc…

Lien vers l’article sur le site Publico


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